Charles-Alexandre de Calonne (1734-1802) |
Il naquit le 20 janvier 1734, à Douai, où son père était
premier président du parlement. Après avoir fait ses études à Paris, où il suivi le barreau, le jeune de
Calonne, destiné à la magistrature, fut d'abord avocat général au conseil provincial d'Artois. De là il
passa au parlement de Douai, en qualité de procureur général. En 1763, il fut nommé maître des requêtes,
et les rapports qu'il eut occasion de faire dans les affaires qui divisaient alors les parlements et le
clergé le firent connaître d'une manière avantageuse. On ne tarda pas à l'employer dans une occasion
importante et délicate. Nommé procureur général de la commission créée pour examiner la conduite de la
Chalotais, il fut soupçonné d'avoir abusé de la confiance de l'accusé, en communiquant au vice-chancelier
une lettre secrète, dont il était dépositaire. Calonne essaya de se justifier, en disant qu'appelé un jour
chez la ministre de la justice, il avait oublié un portefeuille dans lequel cette lettre était renfermée:
cette justification parut faible. Il est certain, au reste, que cette lettre n'était point une charge
importante contre l'accusé (Voy. l'écrit de Carra, intitulé: M. de Calonne tout
entier); d'ailleurs Calonne était fort éloigné, par son caractère léger, de ce calcul de
perfidie qu'on lui supposait. Enfin on assure que la Chalotais lui-même, quelque temps avant de mourir,
avoua que ses plaintes contre son juge avaient été fort exagérées. Ce qui ne peut être du moins révoqué en
doute, c'est que le jugement de la Chalotais ne fut pas aussi rigoureux qu'on pouvait d'abord le craindre,
et cette indulgence fut l'ouvrage de Calonne et Lenoir, les deux membres les plus influents de la
commission. (Voy. LA CHALOTAIS). En 1768, Calonne fut nommé à
l'intendance de Metz et ensuite à celle de Lille, où il se distingua par des talents supérieurs dans
l'administration. Telle était sa position à la mort de Louis de Louis XV. Ses espérances d'élévation
ne furent pas favorisées d'abord par le système du nouveau règne. L'ancien ministre Maurepas, revenu d'un
long exil, dépositaire d'un pouvoir presque absolu, avait appelé successivement au ministère des finances
Turgot et Necker, qui avaient été rapidement remplacés par Fleury et d'Ormesson; Calonne succéda à
celui-ci, le 5 novembre 1783, Maurepas venait de mourir. La confiance de Louis XVI reposait presque
entièrement sur le comte de Vergennes, ministre des affaires étrangères. Il était consulté surtout dans
les nominations ministérielles, et il contribua beaucoup à celle de Calonne. D'autres la virent avec
déplaisir, nommément le garde des sceaux Miromesnil. La magistrature parlementaire sentit se réveiller
d'anciennes défiances; le public se partagea: la cour accueillit avec transport le nouveau contrôleur
général, qui obtint bientôt le titre de ministre d’État. La paix de Versailles, qui venait d'être conclue,
laissait à liquider le restant des dépenses de la guerre et de la marine. Indépendamment des emprunts et
des arriérés accumulés sous les ministères précédents, il y avait 176 millions d'anticipations, au
remplacement desquels il fallait pourvoir. Calonne ne se laissa point abattre par ces difficultés. Son
système était de déguiser la détresse et de prendre l'attitude de la prospérité. Il dédaigna la ressource
des économies, solda l'arriéré du moment, soutint les effets publics par des avances secrètes, rapprocha
le payement des rentes de l’État, obtint des bonifications considérables sur les baux des fermes et des
régies, assura le crédit de la caisse d'escompte, projeta des fonds d'amortissement, et osa exécuter une
refonte des monnaies d'or, comme dans un temps de la plus profonde sécurité. Il suivit d'abord le même
système d'emprunts adopté avant lui, et il dit à ce sujet, dans sa lettre du roi du 9 février 1789:
« Je n'ai pas plus emprunté chaque année que mes prédécesseurs; je n'ai emprunté que ce qu'il
fallait pour acquitter les dettes contractées avant mon ministère, etc. ». Calonne estimait
le montant des emprunts faits depuis 1776 jusqu'à la fin de 1785 à 1,250,000,000, et le déficit annuel à
115,000,000, dont partie devait cependant s'éteindre dans le cours de plusieurs années, de manière qu'en
1797 ce déficit se serait trouvé réduit à 53,000,000, (Voy. son discours à
l'assemblée des notables). Il en résultait que les revenus de l’État, de 475,000,000, où ils
pouvaient s’élever alors, auraient dû être portés à 590,000,000, pour atteindre le niveau. Tous ces calculs
de Calonne ont été vivement contestés dans une multitude de pamphlets, auxquels il répondit plus tard dans
des écrits remarquables par la clarté, la méthode et une certaine force de dialectique. Quoi qu'il en soit,
le vide du trésor était immense. Les premières opérations de Calonne n'étaient que des ressources
momentanées, dont le prestige s'évanouissait à la moindre réflexion. La dette de l’État ne reposait sur
aucun gage assuré. Il n'y avait qu'un nouveau système de contributions qui en offrit le moyen, et Calonne
le proposa. Ses deux leviers principaux étaient l'établissement de la subvention territoriale, payable en
nature, et l'extension de l'impôt du timbre. Il se flattait d'y trouver le double avantage d'une
augmentation de revenus et d'une répartition plus égale entre les contribuables. Ce plan, conçu longtemps
avant lui, a été suivi constamment depuis, à l'exception de la prestation en nature, qui a été reconnue
impraticable. Le mode d’exécution présentait alors de grandes difficultés; il fallait obtenir des deux
premiers ordres de l’État des sacrifices inouïs jusqu'alors. Les parlements, qui étaient en possession
d'autoriser la levée des impôts par la formalité de l'enregistrement, avaient souvent été divisés, tantôt
avec le clergé, tantôt avec la noblesse, sur des points étrangers aux droits de la magistrature; mais il
était vraisemblable qu'ils opposeraient une résistance concertée sur des intérêts qui leur étaient communs.
Depuis longtemps les ministres luttaient en vain contre les corps privilégiés; le garde des sceaux
Machault, trente ans auparavant, n'avait pas seulement pu obtenir la déclaration des biens du clergé;
Turgot avait déplu à la noblesse et aux parlements par ses principes antiféodaux et par le projet des
assemblées provinciales; et Necker, par l'extension qu'il voulait donner à ces nouveaux corps politiques.
D'un autre côté, il était peut-être plus dangereux encore, dans un moment de crise, d'appeler intégralement
la représentation nationale, qui aurait pu tenter de se mettre à la place de toute espèce d'autorité.
Depuis cent soixante ans, la convocation des états généraux était regardée, et non pas sans raison, comme
le parti le plus funeste à la royauté. Placé entre les extrêmes, Calonne se détermina pour un terme moyen
qui lui parut réunir toutes les conditions nécessaires pour faire approuver ses projets. Il proposa une
assemblée de notables, choisi parmi les membres les plus distingués des deux premiers ordres de l’État, de
la magistrature, et dans les chefs des principales municipalités. Ces réunions consultatives n'avaient
aucun caractère légal pour délibérer: on en connaissait peu dans les fastes de la monarchie. Le plan de
Calonne éprouva plus d'un obstacle dans le conseil. Ses contradicteurs les plus apparents furent Miromesnil
et le baron de Breteuil. Celui-ci était devenu l'ennemi de Calonne, à l'occasion d'une intrigue des amis
de Foulon, qui voulaient porter ce conseiller d’État au ministère des finances.
(Voy. l'Histoire de la révolution, par Bertrand de Molleville). La lente et
prudente politique du conte de Vergennes le fit hésiter quelque temps avant d'approuver des vues aussi
hardies. Il se rendit enfin. Le roi, par un désir sincère du bien, adopta le plan, et la reine l'appuya,
par prévention pour le ministre. Cependant Calonne ne se dissimulait pas les dangers qu'il avait à courir.
Il écrivit à un ami intime, le 16 août 1786: « Je viens de lire mon plan au roi; il m'a bien
entendu, bien écouté, m'a tout promis; mais je me fais pitié à moi-même, lorsque je pense au résultat qu'il
peut avoir pour moi. N'importe; je crois que c'est le bien, le bonheur du roi et du peuple; j'ai bon
courage, je l'entreprendrai ». Ce fut sous ces faibles auspices de succès que commença
l'assemblée des notables. Vergennes venait de mourir. C'était une puissante protection de moins pour
Calonne, qui se trouva ainsi jeté presque seul dans l'arène. La première séance eut lieu à Versailles, le
22 février 1787. On attendait avec impatience le compte du ministère des finances. Il l'exposa avec toute
la dextérité dont il était capable; mais il ne put empêcher la mauvaise impression de ses fâcheuse
révélations. Le déficit de 115,000,000 surpassa encore les craintes que l'on avait conçues. Calonne en fit
remonter l'origine jusqu'au ministère de Terray, prétendit qu'il était dès lors de 40,000,000, qu'il s'était
augmenté depuis 1776 jusqu'en 1783 d'une somme égale, et convint enfin de l'avoir accru lui même de 35,000,000
jusqu'à la fin de 1786. Ces calculs étaient dans une contradiction trop directe avec ceux de Necker pour ne pas
attirer une réponse très vive de la part de cet ex-ministre, dont les nombreux amis se liguèrent en sa faveur. On
reprocha assez généralement à Calonne d'avoir attendu trois ans entiers pour dresser un état de situation aussi
alarmant; on l'accusa même d'en avoir exagéré le triste tableau, qui contrastait si désagréablement avec les illusions
précédentes; enfin d'avoir confondu et bouleversé toute la comptabilité antérieure, dans le dessein de couvrir ses
propres malversations. La première attaque qu'on lui livra fut la dénonciation de l'échange du comté de Sancerre, appartenant
au comte d'Espagnac, où l'on prétendit que Calonne avait sacrifié les intérêts du roi à ceux d'un particulier, qu'il
avait favorisé pour partager lui-même les bénéfices. (Voy. les Mémoires du comte d'Espagnac, l'écrit de Carra, et la Requête
de Calonne au roi en 1787.) Le marquis de Lafayette se montra à la tête des accusateurs, et Miromesnil fut soupçonné d'être
un des instigateurs secrets; mais le roi parut, dans ce premier moment, soutenir son ministre. Le garde des sceaux fut
renvoyé. Cependant ce triomphe ne fut pas de longue durée. Indépendamment des amis de Necker, un autre parti conspirait
contre Calonne: c'était celui qui portait au ministère l'archevêque de Toulouse, Loménie-Brienne. La cour s'effrayait
des longueurs de l'assemblée des notables et de la fermentation qu'elle excitait. La reine, soit par crainte de l’opinion
publique, soit par les insinuations de Breteuil, se laissa persuader d'abandonner Calonne, qui fut destitué et exilé en
Lorraine. Il voulait à peine croire à un changement aussi subit, et se flattait que ce n'était qu'une feinte. Il se consolait
par l’idée que ses plans seraient suivis, et qu’ils serviraient un jour à le rétablir en faveur. Sa disgrâce ne fut que trop
réelle. On ne lui épargna ni les reproches ni les humiliations. Il fut obligé de se dépouiller de la décoration du cordon
bleu, qu’il portait comme trésorier de l’ordre du St-Esprit. Il s’expatria et passa en Angleterre, où il reçut consolations
flatteuses. Catherine II lui écrivit en ces termes : « J’ai lu les mémoires que vous avez donnés aux notables. Les ennemis
de la France doivent se réjouir de votre retraite, ses alliés doivent s’en affliger. Par cœur et par caractère, j’aime les grands
hommes. Si vous venez dans mes États, vous y trouverez protection et jouirez de la considération due à vos talents et à votre
mérite. » Calonne, réfugié à Londres, s’occupa de repousser les accusations qui s’élevaient en foule contre lui. Ce fut l’objet
spécial d’une requête adressée au roi, vers la fin de 1787, où il passe en revue toutes ses opérations ministérielles, et où il
s’efforce de prouver qu’il n’en est pas une seule qui n’ait eu pour objet l’amélioration des finances. L’archevêque de
Toulouse, son successeur, lui avait fait connaître par écrit le mécontentement du roi ; les parlements de Grenoble, de
Toulouse, de Besançon, l’avaient dénoncé à l’animadversion publique ; enfin celui de Paris avait rendu formellement plainte
contre lui. Calonne se défend contre toutes ses attaques ; il supplie le roi de déclarer que, dans toutes les opérations de son
ministère, il n’a jamais agi que par les ordres ou le consentement de Sa Majesté, et, dans le cas de silence, il offre de venir
se justifier dans les formes les plus solennelles, devant la cour des pairs, où il était accusé. Cet écrit, rendu public par la
voie de l’impression, et remarquable par le ton animé, mais respectueux de la défense, fut vivement attaqué par une foule de
pamphlets. A toutes ces inculpations, les amis de Calonne se contentaient d’opposer un fait qui du moins a le mérite de la
vérité, et ne laisse pas d’être de quelque importance auprès de gens non prévenus, c’est que Calonne sortit du ministère dans
un tel dénuement, qu’il fut trop heureux d’accepter la main d’une amie généreuse, Anne-Rose de Nettine, veuve d’un riche
financier, Joseph Micault d'Harvelay, qui s’empressa de le consoler des rigueurs du sort par le don de tous ses biens. Calonne ne fut
pas mieux écouté dans une lettre en date du 9 février 1789, qu’il adressa au roi. Celle-ci ne contient que des réflexions
politiques. Necker était rentré en place, et dirigeait tout vers ce système révolutionnaire qui eut de si fâcheux résultats pour
l’autorité royale. Calonne combat toutes les opérations de son successeur ; il essaye dans d’en démontrer au roi les funestes
conséquences ; il finit en annonçant le projet qu’il formait lui-même de venir se présenter comme candidat aux états généraux. Il
passa effectivement sur le continent et se présenta à l’assemblée électorale de la noblesse de Bailleul ; mais il dut renoncer à
l’espoir de se faire élire, et retourna presque aussitôt à Londres, où il s’occupa de nouveau d’écrits polémique sur la situation des
affaires. Des événements d’un autre genre devaient occuper le reste de sa vie. La révolution était commencée. L’émigration des
princes, frères du roi, appelait autour d’eux une foule de mécontents, dont la force principale devait être dans l’appui des cabinets
étrangers. Calonne vit dans cet état de choses une occasion de reparaître sur le théâtre des événements. Il se lança dans ce nouveau
tourbillon avec une ardeur qui semblait désormais au-dessus de ses forces. Ses négociations, ses voyages multipliés en Allemagne, en
Italie, en Russie, son zèle, son dévouement, le rendirent précieux au parti dans lequel il s’était jeté. Il y déploya de nouveaux
talents et l’esprit le plus fécond en ressources ; il y dépensa la fortune qui lui restait de son second mariage ; enfin il y courut
risque de la vie. Un jour qu’il était près de rejoindre les princes à Coblentz, sa voiture fut précipitée dans le Rhin. L’abbé de
Calonne son frère, qui était à ses côtés, eut la présence d’esprit de se saisir du portefeuille, et le tint élevé au-dessus de l’eau
jusqu’à ce qu’on vint à leur secours. Tant d’efforts et de sacrifices furent inutiles pour une cause malheureuse et mal
défendue. Lorsque les moyens politiques furent épuisés, Calonne voulut encore la servir de sa plume, et ce fut dans cette intention
qu’il composa son écrit intitulé : Tableau de l’Europe en novembre 1795. C’est un de ses ouvrages les plus remarquables
par la chaleur du style et l’exposé fidèle des événements. Depuis cette époque, Calonne disparut de la scène politique, et vécut à
Londres tranquille et principalement occupé des beaux-arts, qu’il avait toujours cultivés avec goût. Il quitta l’Angleterre au mois de
septembre 1802, et vint à Paris, où il mourut le 29 octobre suivant. Telle fut la carrière brillante et désastreuse d’un ministre plus
imprudent que mal intentionné, qui donna le premier mouvement à la révolution de son pays. Il excita une tempête qu’il ne fut pas en
son pouvoir de calmer. Il composa son assemblée de notables d’éléments discordants qu’il ne sut contenir. Il possédait à un très au
degré les qualités d’un grand administrateur : il avait une connaissance exacte de tous les détails ; il saisissait l’ensemble avec
une précision admirable ; il se montra même capable de concevoir un plan vaste ; mais si la sagesse qui mûrit les pensées, si la
prévoyance qui devine les obstacles, si l’esprit d’ordre et de suite qui prépare le succès de l’exécution sont les parties
constitutives d’un homme d’État, Calonne ne saurait prétendre à ce titre. Il n’avait pas étudié les hommes ; il compta trop légèrement
sur des promesses et sur des protections inconstantes, et la vanité l’aveugla sur le bord du précipice. Il mit d’ailleurs trop peu de
dignité dans sa conduite personnelle et de sévérité dans ses mœurs. La vie trop dissipée d’un homme en place semble autoriser des
soupçons d’improbité ; ils s’attachent surtout au ministre dépositaire des deniers publics. On lui a reproché avec raison du faste et
de la prodigalité, de l’imprudence et de la précipitation ; mais son caractère était franc et généreux, et il conserva beaucoup d’amis
dans sa disgrâce. Il joignait à d’heureuses dispositions les avantages d’une éducation brillante ; son travail était
facile, lumineux, et son application infatigable, même au milieu des amusements les plus frivoles. Sa physionomie était
spirituelle, sa politesse aisée, ses manières séduisantes ; il parlait avec gr^ce ; il savait donner beaucoup de prix à ce qu’il
accordait, et mettre beaucoup d’adresse et même d’obligeance dans ses refus. La reine lui demandait un jour une chose à laquelle
elle attachait sans doute de l’importance, puisqu’elle ajoutait, de ce ton qui annonce qu’on ne veut pas être
refusé : « Ce que je vous demande est peut-être bien difficile. Madame, repartit Calonne, si cela n’est que difficile, c’est
fait ; si cela est impossible nous verrons. » Son style, toujours élégant, souvent noble et animé, est quelquefois diffus et
incorrect. Ses ouvrages méritent d’ailleurs d’être conservés comme documents historiques dans l’administration des finances. Ses
discours et ses mémoires à l’assemblée des notables doivent être mis en première ligne. On a de lui :
1° Tout pour elle, conte plaisant, 1760,in-12, opuscule attribué aussi à l’abbé Voisenon, mais que l’on assure avoir été la première production de Calonne. 2° Observations et Jugements sur les coutumes d’Amiens, d’Artois, de Boulogne, de Ponthieu, sur plusieurs matières du droit civil et du droit coutumier, 1784, in-4°. 3° Lettre d’un avocat au défenseur du Comte de Ch... (à M. de Lacretelle, qui avait pris la défense du comte de Sanois en l’appelant le comte de Ch...), 1786, in-8°. 4° Requête au roi, Londres, 1787, in-8°, 5° Compte rendu aux nations, etc., Dresde, 1787, in-4°. 6° Correspondance de Necker avec Calonne, 1787, in-4°. 7° Réponse à la correspondance de M. C..... (Cérutti) et du comte de Mirabeau, 1788, in-8° de 50 p. 8° Réponse de Calonne à l’écrit de Necker, Londres, 1788, 1 vol. in-4° ou 2 vol. in-8°. 9° Lettre de Calonne au roi, 9 février 1789, Londres (1789), in-8° de 206 p. 10° Seconde lettre de Calonne au roi, 5 avril 1789, Londres (même année), in-8°. 11° Motifs pour différer jusqu’à l’assemblée des états généraux la réfutation du nouvel écrit que Necker vient de publier, 1789, in-8°. De Calonne n’a point fait la réponse qu’il annonçait. 12° Note sur le mémoire remis par Necker au comité des subsistances, Londres, 1789, In-12. 13° Observations sur les finances, Londres, 1790, in-8°. 14° L’État de la France tel qu’il peut et tel qu’il doit être, Londres 1790, in-8° ; réimprimé la même année, même format. 15° Mémoire contre le décret rendu le 14 février 1791 par l’assemblée soi-disant nationale, Venise et Paris, 1791, in-8°. 16° Lettre d’un publiciste de France à un publiciste d’Allemagne, 1791, in-8°. 17° Esquisse de l’état de la France, 1791, in-8°. 18° Tableau de l’Europe en novembre 1795, et pensées sur ce qu’on a fait et qu’on n’aurait pas du faire, sur ce qu’on aurait du faire et qu’on a pas fait, sur ce qu’on devait faire et que peut dire on ne fera pas, Londres, in-12. Cet ouvrage attira à l’auteur une réponse de la part du conseiller d’État de Montyon, qui avait l’avantage d’une érudition immense, et qui montra beaucoup de ménagement pour la personne de son adversaire. Ce fut à cette époque que Calonne se brouilla avec les princes, dont il abandonna le parti. 19° Lettre au citoyen auteur du rapport prétendu fait à S. M. Louis XVIII, 1796, in-8°. 20° Des Finances publiques de la France, Londres, 1797, in-8°. 21° Lettre à l’auteur des Considérations sur l’état des affaires publiques au commencement de l’année 1798, Londres 1798, in-8°. Dans un volume imprimé en 1773 sous le titre de Mémoires concernant la navigation des rivières de la province des Trois-Évêchés et le commerce de Metz, on en trouve quelques-uns de Calonne, alors intendant des Trois-Évêchés. On lui attribue : Réponse à Montyon, des Remarques sur l’Histoire de la révolution de Russie par Rhulières, enfin un Traité sur la police, destiné à l’Angleterre. Il parait qu’il a laissé en outre, sur différents sujets d’arts ou d’administration , quelques manuscrits qu’il n’a pas eu le temps de publier. L’édition des oeuvres du poète Lebrun ( Ecouchard ) offre deux lettres de Calonne, dont l’une est remarquable par le style et par le sujet. Le ministre engage le poète à célébrer dans ses vers l’assemblée des notables et la révolution qui se prépare.
Dernière modification le 9 septembre 2006. |