L'Oratoire de France

L'abbé Papon ayant été membre de la congrégation de l'Oratoire de 1752 à 1784, nous n'aborderons ici que l'histoire de l'ancien Oratoire (1611-1792).

Le commencement du dix-septième siècle peut être regardé comme une des plus belles époques de l'Histoire de l’Église. Les sectateurs de Luther et de Calvin, dont le concile de Trente venait d’anathématiser les erreurs, avaient fait sentir la nécessité de la réforme du clergé. On s'en était beaucoup occupé, et c'est dans cette vue que dans la vingt-troisième session du même concile, on avait ordonné l'établissement des séminaires. Les ordonnances de nos rois et cahiers des États, embrassant une voie si utile à la religion, avaient adopté les dispositions du concile, mais les troubles dont la France fut alors agitée avaient suspendu l'exécution d'un si pieux dessein. On profita du premier temps de calme pour le reprendre et le poursuivre avec ardeur, et ce fut, pour ainsi dire, le premier exercice de l'autorité souveraine raffermie dans les mains légitimes. Pierre de Bérulle, depuis Cardinal, qui avait reçu du ciel des dons particuliers pour un si saint ministère, y fut le premier employé dans le diocèse de Paris. [1]

Cette congrégation ecclésiastique, qui fut fondée à Rome par le prêtre Philippe Néri (1515-1595) [2], est introduite en France par le cardinal Pierre de Bérulle .
Né en 1575, l'année où après une enquête sévère, le pape Pie V reconnu officiellement l'Oratoire de Philippe Néri par une bulle le 13 juillet.
Après des études brillantes qu'il termine dans un collège jésuite, Pierre de Bérulle est ordonné prêtre en 1599. Le 11 novembre 1611, à Paris, dans une maison de la rue Saint-Jacques, le Petit-Bourbon [3], Pierre de Bérulle et cinq autres ecclésiastiques (MM. Jean Bence et Jacques Gastaud, docteurs de Sorbonne; Paul Metezeau licencié de la société de Navarre; François Bourgoing curé de Clichy et Pierre Caron curé de Beaumont, au diocèse de Beauvais) se réunissent pour établir les premiers fondements de l'Oratoire de France. Marie de Médicis demanda elle-même pour l'Institut naissant les premières lettres patentes que le roi Louis XIII accorda dès décembre 1611. Le 2 janvier 1612, elle expédia les siennes où, déclarant l'Oratoire de fondation royale, elle exhortait les catholiques « d'ayder et contribuer à l'advancement de ce bon œuvre ». Non contente de servir l'Oratoire auprès du roi, la reine-mère sollicita elle-même à Rome, d'accord avec l'évêque de Paris, la bulle d'institution. Ses instances se faisaient si pressantes que le fondateur se flattait de voir aboutir promptement les négociations. Mais Rome, émue des attaques que le syndic de l'Université de Paris, Richier, dirigeait alors contre les prérogatives du Saint-Siège, se demandait si l'heure était bien choisie pour approuver une compagnie de prêtres séculiers tout dévoués aux évêques. Les cardinaux chargés d'étudier l'affaire y mirent de longs mois, dans l'espoir que leurs longueurs réduiraient M. de Bérulle à placer sa congrégation sous la dépendance absolue du Saint-Siège. Le supérieur répondit à toutes leurs objections dans deux mémoires successifs et vit sa constance couronnée de succès. Le 10 mai 1613, le pape Paul V, par la bulle Sacrosanctae romanae Ecclesiae, instituait canoniquement la Congrégation de l'Oratoire de Notre Seigneur Jésus-Christ, en France, avec le caractère distinctif qu'avait entendu lui donner son fondateur. La bulle de confirmation porte en termes exprès que tous les prêtres qui composeront la congrégation tendront à la perfection du sacerdoce, s'appliqueront à en exercer toutes les fonctions propres et particulières à cet état, et se feront un devoir spécial et particulier de travailler à instruire et à former le clergé.
Quant le document pontifical parvint à M. de Bérulle, sa communauté comptait une vingtaine de membres, tous remplis des mêmes sentiments. Ce nombre parut suffisant au fondateur pour permettre désormais la célébration de l'office public et l'ouverture de la chapelle aux fidèles. Il les y admit pour la première fois, le 15 août 1613. Sur les pas du roi et de la reine-mère, les grands et le peuple s'y pressèrent. L'Oratoire, canoniquement institué, allait désormais et avec une étonnante rapidité s'établir dans tout le royaume. Composé de prêtres pieux, spécialement appliqués à remplir avec toute la perfection possible les devoirs de la vie sacerdotale, et se dévouant à toutes les fonctions qui appartiennent en propre à l'état de prêtrise. Il leur est recommandé de vivre ensemble dans une société soumises à des règles, de demeurer soumis aux évêques pour les travaux du saint ministère; de s'appliquer à la formation des clercs et de leur cultiver la science... Au point de vue disciplinaire, la seule règle à remarquer, c'est la soumission aux évêques, juridiction ordinaire à laquelle échappaient les ordres monastiques. Loin de repousser cette autorité, Pierre de Bérulle avait même proposé un vœu d'obéissance, auquel le pape ne jugea pas à propos de l'astreindre.
Le pouvoir législatif appartenait à une assemblée générale qui devait se tenir tous les trois ans; étaient éligibles dans la proportion d'un député sur douze électeurs tous les membres de l'ordre qui en faisait partie depuis sept ans au moins. Pendant ses sessions, l'assemblée était souveraine et omnipotente. Elle nommait le supérieur général et lui adjoignait, également au scrutin, trois consultants et un secrétaire. C'était une sorte de conseil de surveillance. Enfin elle prenait, après rapports de commission, longuement délibérés, des décisions sur toutes les affaires qui lui étaient soumises. Comme on le voit, l'esprit de cette constitution avait une allure démocratique; mais, dans la pratique, il fallut en rabattre de beaucoup. Il arriva, par exemple, que la maison mère de Paris s'arrogea à elle seule le droit de procéder aux élections sans y appeler les succursales; puis l'autorité restreinte du général dégénéra peu à peu en pouvoir absolu. L'esprit de l’Église ne se perd jamais.
En 1616 de la rue Saint-Jacques, le siège de l'ordre fut transféré rue Saint-Honoré sous le nom d'Oratoire du Louvre, dans l'hôtel du Bouchage que les oratoriens acquirent le 20 janvier 1616 dans le plus grand secret. Aujourd'hui, il porte encore le nom d'Oratoire, bien qu'il soit devenu le principal temple protestant de Paris. C'est dans ce même lieu que furent consacrés les premiers évêques constitutionnels en 1791.
La première succursale établie fut l'Oratoire du Roule. La société eut un tel succès que, vingt ans après sa création, elle comptait déjà soixante et onze établissements.

Ordre chronologique de la fondation des principales succursales:
  • 1614 : Dieppe, La Rochelle.
  • 1615 : Orléans, Notre-Dame de Grâces en Provence (Cotignac), Tours.
  • 1616 : Langres, Lyon, Luçon.
  • 1617 : Rouen, Montmorency, Clermont.
  • 1618 : Riom, Nancy, Troyes, Nevers, Rome (église Saint-Louis des Français).
  • 1619 : Limoges, Saumur (Notre-Dame des Ardillers), Notre-Dame de Grâces en Forez, Toulouse, et par annexion: Aix, Arles, Frontignan, Pézénas, Maleval, Pertuis, La Ciotat, Brignolles, Angers.
  • 1620 : Joyeuse, Amiens.
  • 1622 : Caen.
  • 1623 : Notre-Dame des Vertus, près de Paris; Vendôme, Bourges, Dijon.
  • 1624 : Salins, Chalon-sur-Saône, Niort, Montbrison, Le Mans, Saumur, Beaune (le collège de la ville).
  • 1625 : Nantes, Toulon.
  • 1626 : Valognes.
  • 1627 : Effiat.
  • 1628 : Péronne, Pont-Saint-Esprit, Condom.
  • 1629 : Boulogne.
En 1627 Pierre de Bérulle est nommé cardinal. Le 2 octobre 1629, le cardinal Pierre de Bérulle meurt au court d'une messe qu'il ne pût terminer. Ses obsèques furent célébrées, le 4 octobre, à l'église de la rue Saint-Honoré.
Au lendemain de ses funérailles, son vicaire général, le P. Gibieuf, se hâta de convoquer les Pères de Paris et des maisons voisines à l'effet d'élire son successeur. La crainte que Richelieu ne voulût, comme en courait le bruit, se mêler de cette élection, l'avait décidé d'y procéder au plus tôt et sans y appeler tous les Pères. Les oratoriens présents à Paris se rassemblèrent donc le 27 octobre. Il fixèrent l'élection au surlendemain 29, statuèrent que seuls y prendraient par les Pères ayant trois ans de profession, et que l'élu devrait avoir atteint la moitié des voix plus une. Quarante-six électeurs se trouvèrent réunis le 29; ils votèrent deux fois, avant midi, sans résultat. Les voix se répartissaient entre trois Pères, les PP. Gibieuf, Bertin supérieur de la communauté de Rome, et Harlay de Sancy le candidat de Richelieu. En vain, le soir, dans l'espérance d'aboutir à un résultat plus prompt, réduisit-on à vingt-huit membres le collège électoral, deux nouveaux scrutins ne modifièrent pas la situation. Le lendemain, les PP. Gibieuf et de Harlay déclarant qu'ils n'accepteraient pas la supériorité, les députés élurent le Père Charles de Condren, quoique absent, deuxième général de l'Oratoire.
La congrégation divisée en quatre provinces (Paris, Flandres, comté de Bourgogne et Provence), comptait alors environ 550 prêtres. Le nombres des provinces a été porté successivement jusqu'à douze.
Partout où s'établissaient les Oratoriens, l'instruction publique leur était confiée car à cette époque l’Éducation nationale n’existait pas. Grâce à leur zèle, les lettres refleurirent et les sciences même se réveillèrent. Leurs collèges devinrent célèbres. Parmi les grands écrivains, les poètes, les savants et même les hommes d’État qui illustrèrent le XVII° et le XVIII° siècle, une notable partie avait été élevée par les oratoriens. Bossuet, alors qu'il était évêque de Meaux, a dit en parlant de l'Oratoire, que son fondateur a fait luire à toute l’Église gallicane les lumières les plus pures et les plus sublimes du sacerdoce chrétien, et que toutes les maisons de l'Oratoire sont autant de séminaires pour les évêques. Aussi, est-ce à cette congrégation que toutes les autres communautés, formés sur le même plan, se font gloire de rapporter leur origine; les séminaires de Saint-Lazare, de Saint-Nicolas du Chardonnet, des Eudistes, de Saint-Sulpice, se sont formés sous la direction et par les avis des supérieurs de l'Oratoire, ou ont été fondés par des prêtres qui avaient étudié longtemps leurs leçons. Le 27 avril 1641, Jean de La Fontaine, âgé de vingt ans, entra à l'Oratoire; mais il n'y fit qu'une courte apparition. La maison s'ouvrait, d'ailleurs, aux gens du monde que séduisait le goût de la retraite après une vie agitée, et Turenne faillit y finir ses jours.
La prospérité trop rapide de l'Oratoire lui suscita de puissants et implacables ennemis et faillit, dès le début, causer sa ruine. Contre la corporation rivale se liguèrent la Sorbonne et les jésuites. Dès l'an 1613, Robert syndic de la Sorbonne, souleva contre elle une violente tempête et proposa d'exclure du doctorat tous les oratoriens; de leur côté, les jésuites ne cessèrent de les dénoncer à l'autorité pontificale pour violation de leurs propres règles et prédication de doctrines hasardées. Le crédit du cardinal de Bérulle et la protection de Richelieu sauvèrent l'ordre d'une ruine imminente. Au fond, il était incontestable que les oratoriens s'éloignaient peu à peu du véritable but de l'institution; car ce n'était pas pour diriger des collèges, mais pour former des clercs qu'elle avait été créée. Pierre de Bérulle avait en quelque sorte prévu cette déviation; craignant que le goût des lettres profanes ne l'emportât sur les études théologiques, il avait, dans le projet de bulle présenté au pape, fait insérer une clause qui éliminait des fonctions de son ordre la direction des collèges. Mais la clause fut omise dans la rédaction définitive, et l'ambition l'emporta sur les conseils de la prudence.
Théologien érudit, écrivain distingué, homme d'état à l'occasion, mêlé à toutes les grandes affaires de son temps, le cardinal de Bérulle brilla même à côté de Richelieu. Il joua un rôle discret mais efficace dans les états généraux de 1614 où s'affrontèrent clergé et tiers état. Il collabora à la difficile réconciliation de Louis XIII avec sa mère, Marie de Médicis. Comme conseiller d’État il reçut la délicate mission de négocier à Rome les dispenses nécessaires au mariage d'Henriette de France, sœur de Louis XIII, avec l'héritier présomptif de la couronne d'Angleterre, le futur Jacques Ier.
Comblé d'honneurs et de dignités, le cardinal de Bérulle s'attacha à la politique de Richelieu et légua à ce dernier, dans son successeur, le Père Charles de Condren, un autre lui-même. Celui-ci rendit au grand homme d'État des services éminents. Après avoir administré l'ordre pendant dix ans, le deuxième général mourut en 1641, laissant l'Oratoire en pleine prospérité.

Liste des généraux de l'ordre des oratoriens depuis l'origine:
  • 1611-1629, le Père Pierre de Bérulle.
  • 1629-1641, le Père Charles de Condren.
  • 1641-1662, le Père François Bourgoing.
  • 1663-1672, le Père Jean-François Senault.
  • 1672-1696, le Père Abel-Louis de Sainte-Marthe.
  • 1696-1733, le Père Pierre-François de La Tour.
  • 1733-1772, le Père Louis-Thomas de La Valette.
  • 1773-1779, le Père Denis-Louis de Maly.
  • 1779-1790, le Père Sauvé-Moisset.
Parmi ces chefs des oratoriens, il se trouva plus d'un homme remarquable; mais, pour dire toute la vérité, l'ordre n'avait pas tardé à dévier de la ligne que ses constitutions lui avaient tracée.Ses premiers fondateurs étaient trop occupés des affaires politiques pour donner à leur administration tous les soins nécessaires. Il en résulta un relâchement général et des allures mondaines qui, du reste, étaient dans les habitudes du haut clergé de l’époque. Il fallut toute la sévérité du Père Bourgoing pour y rétablir la discipline. Le vent était au despotisme et personne n’ignore que ses sociétés religieuses, plus que toutes les autres, inclinent du même côté; mais la plus grande cause de perturbation venait du jansénisme. L’Oratoire fut divisé. La majeure partie des Pères resta dans l’orthodoxie; mais une minorité ardente, opiniâtre, où figuraient, entre autres, Quesuel et Duguet, professeurs à Saint-Magloire, et Soanen, évêque de Senez, repoussa les bulles du pape. Telle était, au surplus, l’anarchie dans l’Église, que les ordres religieux, ne s’inspirant que de leurs passions ou de leurs intérêts, se livraient une guerre acharnée qui donnait beau jeu aux sarcasmes des philosophes libres penseurs. Le vertige avait tourné toutes les têtes. A l’exception des jésuites et des sulpiciens, qui étaient restés fidèles au Saint-Siège, tous les autres ordres, bénédictins de Saint-Maur, capucins, carmes, dominicains, feuillants, génovéfains, lazaristes, récollets, prémontrés, s’étaient insurgés contre la bulle Unigenitus. Quant aux oratoriens, ils étaient divisés. Deux de leurs généraux, les Pères de Sainte-Marthe et de La Tour, avaient passé à l’ennemi; ce qui valut au premier le 4 octobre 1690, une lettre de cachet de Louis XIV, ainsi conçue: « Très-révérend Père, quelques raisons particulières me faisant désirer que vous vous absentiez pour quelques temps de ma bonne ville, je vous écris cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous vous rendiez incessamment à votre maison de Saint-Paul, et que vous y demeuriez jusqu’à nouvel ordre. » Celui qui tranchait ainsi les questions théologiques n’était pas grand clerc, mais il avait, à défaut d’arguments, des dragons à son service. Le Père de Saint-Marthe obéit, et même, quelques années après, sur les injonctions de M. de Noailles, archevêque de Paris, et sur les instances de Bossuet lui-même, fut contraint de donner sa démission.
Les coups d’État peuvent, par la terreur, inspirer le silence; mais ils sont impuissants à rétablir la paix dans les esprits. Le Père de La Tour qui succéda au Père de Sainte-Marthe, était aussi janséniste que son prédécesseur. A la vérité, il revint sur ses opinions et se convertit à la constitution (1720); mais il était trop tard; ses coreligionnaires, qu’il abandonnait ainsi aux vengeances des jésuites triomphants, lancèrent au transfuge les plus violentes apostrophes. On voit plus tard des oratoriens prendre une part active aux scènes scandaleuses du cimetière Saint-Médard, et pendant tout le cours du XVIII° siècle, l’ordre tiraillé en tout sens, perd de plus en plus son caractère religieux pour devenir une simple institution d’enseignement laïque. L’expulsion des jésuites en 1762 fut le triomphe de l’Oratoire. Les villes où les jésuites possédaient des collèges s’empressèrent d’appeler leurs heureux rivaux pour les remplacer, et ceux-ci ne négligèrent pas les faveurs de la fortune; mais comme ils étaient en nombre insuffisant pour combler tous les vides, ils durent s’adjoindre, à titre d’associés, des professeurs laïques, parmi lesquels on cite Fouché. L’ordre avait perdu tout caractère religieux et sacerdotal, ainsi on peut dire que lorsqu’il fut supprimé, comme les autres congrégations séculières, le 18 août 1792 par l’Assemblée législative, il n’existait déjà plus.
L’Oratoire avait eu de beaux jours. S’il n’avait pas toujours brillé par l’esprit évangélique, il avait au moins occupé dans les lettres un rang distingué. Il comptait parmi ses membres des prédicateurs éloquents, des philosophes profonds et de remarquables érudits tels que, Mascaron, Massillon, Malebranche et l’auteur du Grand traité de la discipline de l’Église et des dogmes théologiques, le savant Thomassin.

Soixante années vont passées avant que l’Oratoire ne renaisse.


Notes:
[1] : Ce préambule est extrait de la préface du Père Adry que le Père Augustin Ingold a placé dans son Essai de Bibliographie Oratorienne.  Retour au texte
[2] : Le 26 mai 1595, Philippe Néri meurt, il sera béatifié en 1615 et canonisé en 1622.  Retour au texte
[3] : La maison du Petit-Bourbon fut détruite lorsqu'on construisit le monastère du Val-de-Grâce, aujourd'hui hôpital militaire, 277 bis, rue Saint-Jacques.  Retour au texte



Sources:
- Grand Dictionnaire Universel du XIX° Siècle - Pierre Larousse - Paris, 1866-1879
- L'Oratoire de France - Michel Leherpeur - Editions SPES - Paris, 1926
- Essai de Bibliographie Oratorienne - Augustin Ingold - Paris, 1880-1882.


Dernière modification le 18 novembre 2005.